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Auteur : Hector

Comment la réussite mène à l’échec ?

Comment la réussite mène à l’échec ?

Le piège de l’élite – Comment la réussite mène à l’échec ?

En sortant d’une grande école de commerce, j’ai remarqué qu’un grand nombre de mes camarades de promo répondait de la même façon à une question. Et y répondaient mal.

La question est pourtant très simple : « Est-ce que ton stage, ton nouveau CDI te plait ? ». La réponse pourrait être binaire : Oui / Non. J’aime / j’aime pas. Mais non, la plupart du temps, la réponse est la même. « C’est intéressant, c’est très formateur »

Du coup, souvent pour avoir une vraie réponse je renchéris « mais ça te PLAIT ? » en appuyant bien sur le mot plait.

 

Et là, en général, le discours est classique : « Nan, mais c’est formateur et puis si je bosse bien, c’est un tremplin et ça me permettra de gagner un peu d’argent, tu comprends, c’est confortable. J’ai un emprunt à rembourser / je dois me trouver un appartement à Paris, ça coûte cher. J’apprends beaucoup, 4-5 ans, c’est pas grand-chose et je pourrais ensuite faire quelque chose qui me plaira, j’aurais de bonnes expériences et mon CV sera solide. J’ai pas vraiment de compétences, là je sais rien faire. Et puis le chômage, si je veux cotiser à la retraite… »

 

Si je traduis : « je vais me flageller 3-5 ans de plus pour pouvoir choisir plus tard et me faire plaisir ».

Le cadre liberticide

Ce discours est assez similaire à un autre discours que j’ai entendu 10 ans plus tôt alors que j’étais au collège :

  • « Hector, tu dois avoir de bonnes notes pour faire S, après tu pourras tout faire, tu seras tranquille »
  • « Hector, tu dois avoir de bonnes notes en S pour faire prépa (ou Sciences Po, médecine, etc.), après tu pourras tout faire, tu seras tranquille »
  • « Hector, tu dois faire prépa pour entrer dans une grande école, après tu pourras tout faire, tu seras tranquille »
  • « Hector, tu dois faire du conseil / finance / métier-qui-gagne-plein-d-argent-où-tu-travailles-20h-par-jour, après tu pourras tout faire, tu seras tranquille »

 

Attention, ce discours n’est pas valable pour tout le monde, il y a certaines personnes à qui ce modèle convient très bien et qui sont heureux dedans. Auquel cas, on ne parle pas de devoir mais de volonté de franchir ces étapes. Mais pour les autres que doit-on en conclure ?

On nous ment ? On se ment à nous-même ? C’est un piège ?

Je pense qu’on est suffisamment grand à 25 ans pour pouvoir prendre ce recul et faire ce constat. Mais alors comment se fait-il que nous ne le prenions pas ?

 

J’ai une théorie à ce sujet – elle vaut ce qu’elle vaut – mais pour le moment, je n’ai pas vraiment trouvé d’argument contre.

 

Quand on est dans ce cas-là – bac général => prépa ou similaire => travail acharné qui ne nous plait pas – pendant plus de 10 ans, on ne prend aucune décision réellement impactante, on ne remet pas en question notre parcours et celui de nos camarades que nous considérons comme logique. Et ce qui est logique est scientifique. Qui aurait l’audace de réfuter la science ? A part un idiot ou un hippie ? Du coup, on se retrouve à 25 ans, complètement incapable de prendre une décision.

 

C’est à ce moment là qu’on est perdu!

 

Ce n’est pas nécessairement de notre faute. On ne sait juste pas comment s’y prendre… Par où faut-il commencer ? Faut-il que je regarde les offres d’emploi en espérant trouver la perle rare ? Faut-il que je prenne un nouveau cours de marketing pour découvrir cette discipline ? Faut-il que je fasse un échange au Pérou pour partir à la rencontre de cette culture rigolote ? Ou faut-il que je réfléchisse véritablement à qui je suis et ce qui me plait ? Et si je décidais de me mettre à réfléchir, par où dois-je commencer ? Et si, je ne trouvais pas de réponse, serais-je encore plus malheureux ??? Et pire, qu’arriverait-il si je trouvais une réponse mais qu’elle ne me convenait pas socialement ou encore qu’il m’était impossible de trouver un emploi ?

 

J’ai tendance à croire que nous exagérons nos malheurs.

 

Nous considérons souvent que faire un mauvais choix est pire que de ne pas faire de choix. Et que par conséquent, mieux vaut remettre ce choix à plus tard : quand nous serons plus matures … Mais cette maturité n’arrive souvent pas naturellement.

L’une des conséquences de ce statu quo, on la connait tous : plus de 20% des employés sont au bord du Burn-out (cf. Le Figaro 2015) ou du Brown-out (quand on perd le sens de ce qu’on fait) et les conséquences physiques et mentales sont terribles …

Avec Impala, j’ai décidé de m’engager pour casser ces biais et aider les jeunes à prendre des décisions. Je vous invite donc à réfléchir à ces quelques mots et – si ce n’est pas encore le cas – à prendre en main votre avenir !

Impala, trouve le métier de tes rêves et la voie dans laquelle tu t’épanouiras !

Et si l’orientation était une question d’argent ?

Et si l’orientation était une question d’argent ?

« Et vous, avec 100 Millions d’Euros, que feriez-vous ? »

C’est la question que j’ai posée tout à l’heure à une trentaine de lycéens un peu perdus qui sont venus dans nos bureaux pour nous rencontrer. Dans le cadre d’une initiative de la ville et du rectorat de Paris pour faire découvrir le monde de l’entrepreneuriat et de l’innovation aux jeunes, on a organisé quelques workshops avec des lycéens pour leur expliquer notre parcours et pour les aider à s’orienter.

Qu’ils soient en troisième ou en terminale, globalement, ils se posent tous les mêmes questions : qu’est-ce que je vais faire l’année prochaine, dans deux ans, dans 5 ans. Et très peu ont une réponse pertinente et cohérente.

Casser les barrières…

Alors on a eu une idée, on s’est dit : « Et si on cassait les barrières classiques qui les empêchent de s’ouvrir et de dire ce qui les intéresse vraiment ? Et si on les projetait dans un monde sans limite financière, académique, professorale, parentale et sociale ? Et si on les projetait dans un monde ou l’imagination est reine ? »

Dans cette optique, on leur a fait passer plein de messages divers du type : « considère que tu peux faire ce que tu veux, qu’est-ce que tu ferais ? si tu te projettes dans 10 ans, c’est quoi ton idéal ? etc. » Mais honnêtement, ça n’a pas trop marché, ils n’étaient pas moins perdus qu’avant. Et chaque question faisait un blanc (et un blanc dans une classe d’enfants, ce n’est jamais un bon signe 🙂 )

… avec 100 Millions

Alors on a tenté un truc, on leur a demandé : « Avec 100 Millions d’Euros, que feriez-vous ? ». Et là, brouhaha général ! Ils ont commencé à s’exciter et à tous répondre en même temps. Et c’était loin d’être stupide !

Il y en avait un, un grand assez silencieux, qui n’avait pas ouvert la bouche de la conférence et qui m’a répondu : « Direct, je gère un club de foot ». Et pourtant, 5 minutes plus tôt, quand je lui avais demandé ce qui l’intéressait, il m’avait répondu : « je n’ai aucune idée ». Sans s’en rendre compte, il m’a donné des éléments super importants sur ce qu’il voulait faire. Il m’a dit que le monde du sport l’intéressait, il m’a dit qu’il avait envie d’aider et de porter une équipe et surtout, il m’a dit qu’il avait un rêve et qu’il n’osait pas l’avouer.

Et alors ?

Posez-vous la question ! Si vous arrivez à y répondre, et que votre réponse est évidente, alors ne lisez pas le paragraphe suivant.

Si vous n’arrivez pas y répondre ou que cette réponse n’est pas évidente, c’est qu’il reste un peu de chemin à parcourir. « Et si j’avais 100 Millions d’€ qu’est-ce que je ferais ? » Réfléchissez bien à tout, financer vos proches, investir dans des projets humanitaires, devenir artiste, réaliser un grand voyage documentaire, devenir architecte, créer une entreprise, sauver un village de la misère, etc.

Et ensuite, posez-vous la question suivante :

« Avez-vous vraiment besoin de cet argent pour réaliser ce rêve ? »

 

Trouve d’autres méthodes d’orientation dans notre dossier spécial

Quel métier faire ?

Quel métier faire ?

Quel métier faire ? Quel métier choisir ? C’est la question classique que nous nous posons tous depuis qu’on est assez grand pour comprendre que les adultes doivent gagner de l’argent pour survivre.

Rien de problématique à ne pas avoir de réponse, j’ai rencontré beaucoup de terminales ou de premières qui m’ont répondu « je veux devenir cadre, faire du RH pour aider les gens ou faire notaire parce que c’est bien » haha, beaucoup de bêtises mais rien de méchant, c’est normal.

Tous les lycéens se posent les mêmes questions et tous y répondent un jour ou l’autre, on est tous pareil. Je vais vous aider ici à répondre avec une méthode qui a fait ses preuves, très courte mais terriblement efficace.

 

1ère question à se poser : faut-il choisir un métier ou un secteur ?

Pour la plupart d’entre vous, il sera possible de changer de métiers 10 voire 20 fois dans votre vie, que vous soyez médecin, que vous fassiez une école de commerce ou que vous vous dirigiez vers la restauration, vous seriez étonnés de savoir le nombre d’opportunités qui s’offrent à vous chaque jour. Je vais vous donner un petit exemple : j’ai rencontré un entrepreneur qui au bout d’1 an de travail a arrêté de bosser sur son entreprise. Le lendemain, il a reçu 3 offres pour se faire recruter en tant que Directeur Marketing d’une grosse startup, président d’une entreprise d’applications mobiles et développeur dans une boîte internationale. Le plus important, plus que choisir un métier, c’est découvrir un secteur d’activité, discuter avec des professionnels du secteur, regarder les types de métiers qui vous intéressent et penser plus globalement !

 

2ème question à se poser : comment puis-je découvrir les métiers qui m’intéressent ?

Je vous propose de faire un petit tableau très simple :

Intérêts/Motivations Points forts
Que vous avez
Que vous aimeriez avoir

 

Par exemple, pour moi il y a quelques années :

Intérêts/Motivations Points forts
Que vous avez Les filles

Les sciences

La science-fiction

La musique électro

Faire des trucs stupides

Devenir président de la république

Amis géniaux et intelligents = qui m’aideront à grandir

Curieux

Que vous aimeriez avoir La géopolitique

Lancer des projets

Montrer aux profs qu’ils ont tort et que je peux très bien me débrouiller sans avoir de bonnes notes (=fuck le système)

Etre moins paresseux

Savoir gérer des trucs complexes

 

 

Pas mal de ces points ont évolué depuis mais j’avoue que je ne m’en sors pas trop mal. A part président de la république que j’ai temporisé pour quelques années (mais je garde ça en tête, regardez bien le JT de TF1 de mars 2037). Une fois que vous avez fait ce tableau, tout le challenge réside dans le fait de trouver ce qui correspond à ces intérêts et points forts.

 

3ème question : Quels métiers ou formations correspondent à tout ça ?

Plusieurs options pour ça, soit vous demandez à des gens qui savent, mais très peu savent tout malheureusement, le monde est trop complexe.

Quand on a remarqué qu’il n’y avait pas vraiment de solution pour trouver quel métier faire à partir d’intérêts, de motivations ou de points forts, on a décidé de créer notre propre outil : www.impala.in. Je vous invite à essayer. Si ça vous aide, génial, mission réussie, si ça ne vous aide pas, dites-le nous, d’autant plus qu’on peut développer ce que vous voulez, donc, si l’un de vous me dit qu’il veut une fonctionnalité, une app ou je ne sais quoi, on est motivé pour la créer pour vous ! (Gratuitement bien sûr !) Voici mon mail : hector@impala.in, n’hésitez pas à m’envoyer vos demandes, je serais ravi d’y répondre !

 

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à lire les articles suivants :

L’éducation au Maroc – Ce qui ne va pas !

L’éducation au Maroc – Ce qui ne va pas !

L’équipe Impala a étudié le marché de l’éducation au Maroc pour comprendre les schémas et les problématiques d’une économie en développement. Nous avons analysé l’éducation marocaine et essayé d’en tirer des conclusions pertinentes. Nous souhaitons aider le gouvernement à construire l’éducation de demain. Nous remercions Bayard Turot, avocat au barreau du Paris qui a co-écrit cet article.

La reconnaissance par l’Espagne en 1956 de l’indépendance définitive du Maroc a entraîné un mouvement de fond porté par le gouvernement au pouvoir. L’école a été rendue obligatoire de 6 à 13 ans en 1963 et des écoles privées ont proliféré afin d’apporter un enseignement complémentaire aux adolescents. Les différences entre ces deux systèmes engendrèrent de fortes inégalités qui sont encore effectives aujourd’hui. Dans les années 80, le ministre de l’éducation décida de réformer le système éducatif marocain pour limiter certaines velléités allant jusqu’à supprimer complètement les sciences sociales. Cette politique dogmatique a ainsi réduit considérablement l’esprit critique dans toutes ses formes. Au lieu d’améliorer le civisme et la politisation des marocains, cette réforme a accentué le nationalisme et le protectionnisme de la population. Des spécialistes, comme Pierre Vermeren, affirment que ce repli a fortement freiné l’ouverture commerciale et démocratique du Maroc. Pour Moulay Ismaïl Alaoui, ancien ministre marocain de l’éducation, le système éducatif marocain :

« fabrique des têtes bien remplies à défaut de produire des têtes qui sont bien faites »

Faute d’impliquer la population dans les affaires de l’Etat, cette politique a créé des nationalistes aveugles. Néanmoins, avec l’apparition du numérique et des nouvelles formes d’apprentissage et avec une politique plus ouverte, l’éducation évolue et les inégalités s’effacent peu à peu. Le roi et son gouvernement tiennent toujours le pouvoir en place mais des voix s’élèvent doucement.

Le concept de démocratisation de l’éducation ne doit pas se confondre avec celui de démocratie. Alors que la démocratie renvoie particulièrement à la question des régimes politiques, la démocratisation renvoie plutôt à la mutation de l’accès à l’enseignement, notamment en luttant contre les inégalités. Les études menées par Bourdieu et Passeron ont dissocié ces deux concepts en rapprochant démocratie de l’égalité des droits et démocratisation de l’égalité de fait. De même, la démocratisation n’est pas synonyme de développement et de nombreux exemples témoignent de développement non démocratique, ou bien de démocratisation qui n’apporte pas de développement. Cependant, si les deux notions doivent être distinguées et qu’il est impossible d’établir une corrélation entre les deux, une multitude de variables, concernant notamment l’éducation, vont interagir indirectement.

La pluralité des circuits d’éducation au Maroc complique la délimitation du système éducatif. La majorité des écoles, collèges, lycées et universités dépendent du Ministère de l’Education Nationale. Les pouvoirs publics peuvent donc les gérer, les organiser, et leur attribuer des missions. Néanmoins, les organismes privés jouent un rôle à ne pas négliger, notamment dans la formation de la classe moyenne supérieure.
L’éducation représente un enjeu social important pour la population marocaine. L’école est le moyen par lequel les individus peuvent accéder au savoir et tenter d’améliorer leurs conditions sociales. La connaissance et le savoir sont un capital culturel humain susceptible d’être converti ultérieurement en capital économique. Ainsi, l’école publique et l’enseignement en général ont un rôle primordial d’ascenseur social.

Education et démocratisation ont des rôles et des influences complémentaires : la démocratisation du système éducatif l’améliore et en réduit les inégalités ; puis ce système éducatif démocratisé augmente les capacités de la population à participer réellement à la conduite de la démocratie. Toutefois, l’incohérence de certaines initiatives menées par le royaume montre les limites de la volonté politique de démocratiser le Maroc (disparition des sciences sociales, etc.). On peut donc se demander dans quelle mesure le processus de démocratisation de l’éducation marocaine amorcée au lendemain de l’indépendance est-il réellement efficace.

La démocratisation de l’éducation dans le Royaume du Maroc

Le système éducatif au Maroc est un grand chantier qui a subi de profondes mutations. Les politiques éducatives mises en place ont été influencées par plusieurs facteurs, notamment démographiques, culturels, sociaux et économiques. Après un premier mouvement qui a permis de généraliser l’éducation, la politique a tenté d’uniformiser l’éducation. La recrudescence de l’Islam a particulièrement influencé la politique éducative et a politisé l’éducation, en l’ancrant dans un enseignement nationaliste, arabe et islamique.

La généralisation de l’éducation

Le droit à l’éducation sans distinction de sexe a été établi par la première constitution marocaine et également par les grands traités relatifs aux droits de l’Homme, à la plupart desquels le Maroc a adhéré. En adoptant en septembre 2000, la Déclaration du Millénaire des Nations Unies pour le développement, qui a réitéré l’engagement d’universalisation de l’enseignement primaire, proclamée par d’autres programmes, l’Education pour tous (EPT) notamment, le pays s’est engagé à lui associer celui de promouvoir, par l’éducation, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes d’ici à 2015.
La politique choisie dans un premier temps consistait à développer une scolarisation de masse. Ainsi, l’enseignement était, dès l’école primaire, dispensée au plus grand nombre possible d’enfants. Il s’agit de dispenser un enseignement de base permettant de sélectionner les enfants doués qui accéderont au second degré, tandis que les autres auront acquis les notions élémentaires nécessaires à la formation du citoyen. Ainsi, l’éducation a, avant tout, un caractère social (Souali & Merrouni, 1981). Cette politique a permis d’important progrès statistiques de l’éducation marocaine, en particulier du taux spécifique de scolarisation (TSS); indicateur qui montre la participation en éducation de la population de chaque âge, quel que soit le niveau d’éducation.
L’analyse de l’évolution du TSS par milieu social entre 2004 et 2012 montre que l’effort de démocratisation entamé par le Maroc a été particulièrement renforcé sur la primaire, pour la tranche d’âge 6-11 ans, où ce taux atteint 99,6 % pour l’année scolaire 2012-2013. L’accès au primaire s’est généralisé à la fois en milieu urbain et rural, pour les garçons comme pour les filles : l’indice de parité entre les sexes a atteint, en 2008/2009, 89% au primaire, 80% au secondaire collégial, 97% au secondaire qualifiant et 90% au supérieur. La généralisation de ce niveau d’enseignement a concerné, à peu près et de façon générale, tous les enfants et l’écart inter-milieux s’est réduit à 3 points en 2012. En revanche, le processus de généralisation connaît une ampleur moindre dans les niveaux supérieurs : le TSS pour la tranche d’âge 12-14 ans relative au secondaire collégial est de 85%.

L’expansion de l’éducation a nécessité la mise en place de certaines mesures. La durée des études a ainsi été ramenée de six ans à quatre ans et demi (cours préparatoires à mi-temps), en utilisant un système de classe à roulement (l’utilisation d’une classe pour plusieurs niveaux). Le rendement a baissé et les déperditions scolaires ont augmenté : le taux d’abandon scolaire représente un problème majeur, surtout en milieu rural, et reste encore très élevé par comparaison avec d’autres pays arabes, comme l’Algérie, l’Oman, l’Égypte et la Tunisie.

L’uniformisation de l’éducation

Un grand nombre de rapports publiés ces dernières années, dont celui du Conseil Supérieur de l’Enseignement en 2008, ont permis de mettre en évidence les obstacles qui réduisent le rythme du développement de l’éducation marocaine malgré de véritables efforts déployés. La pauvreté et l’enclavement constituent les principales entraves exogènes, notamment en milieu rural. La quantité et à la qualité des infrastructures en sont les autres facteurs endogènes. Cette réalité se traduit par la persistance des inégalités d’apprentissage aussi bien que celles de scolarisation qui demeurent encore très marquées, principalement pour les filles en milieu rural. En dépit des progrès significatifs qui ont été enregistrés dans l’accès des filles et des garçons à l’enseignement primaire et collégial, l’accès à l’éducation de base reste incomplet et inéquitable. Certains enfants, les plus vulnérables, particulièrement en milieu périurbain et rural, restent exclus du cycle primaire. De même, si l’enseignement collégial est quasi-généralisé en milieu urbain, dans le milieu rural, les filles n’ont pas toujours accès à l’éducation. Ainsi, les inégalités résultent de la combinaison de plusieurs types de désavantages, dont essentiellement l’isolement, la pauvreté, une offre scolaire inadaptée et l’inégalité entre les sexes.

Dans la lignée de ses engagements, le pays affiche une plus grande détermination depuis une quinzaine d’années à lutter contre les inégalités.

La politisation de l’éducation

Après avoir obtenu son indépendance, le Royaume a voulu s’affranchir de son passé colonial, dont il avait d’ailleurs hérité un certain nombre de dysfonctionnements. Le ministre Azzedine Laraki, nommé ministre de l’éducation nationale avec le soutien du parti de l’Istiqlal, interdit tous les cours de philosophie, puis ceux de sociologie. L’école de sociologie marocaine est ainsi interdite et les rares sociologues étrangers (le professeur Paul Pascon par ex) sont expulsés. Enfin, les cours d’études islamiques sont rendus obligatoires.
Toutes les matières sont alors rapidement arabisées, le français n’étant maintenu qu’en tant que langue étrangère. Or, la plupart des marocains ne parlent pas l’arabe littéraire dans la sphère privée et familiale, mais plutôt le berbère, le français ou la darija. L’arabisation de l’enseignement a ainsi créée un phénomène de diglossie dans une frange de la population. En outre, les professeurs français sont remplacés par des professeurs syriens, égyptiens ou soudanais, proches, selon Pierre Vermeren, des frères musulmans. Selon ce spécialiste de l’histoire du Maroc, la politique d’arabisation et d’islamisation menée par Azzedine Laraki auraient d’une part conduit à une véritable chute du niveau éducatif des jeunes Marocains et d’autre part encouragé sur le long terme une montée en puissance de l’Islamisme radical.

C’est seulement à la fin des années 90 que cette politisation de l’éducation est abandonnée. Le gouvernement se lance dans un vaste programme de réforme, la Charte nationale de l’éducation est adoptée en 1999 et la période 2000-2009 devient « décennie de l’éducation ». Le Maroc a ainsi réussi à améliorer l’accès au système éducatif de base avec l’aide de la Banque mondiale et d’autres organismes multilatéraux.

 

Le rôle de l’éducation dans la « démocratisation » du Royaume du Maroc

 

education classe
Le Maroc vit depuis le début des années 2000 une réforme complète de son système éducatif pour entraîner ses citoyens à développer un esprit critique et autonome. Néanmoins, l’esprit critique est indissociable de la conscience politique et d’une remise en question – au moins partielle – du système en place. Le roi et son gouvernement font donc face à un problème de taille. Comment éduquer une population sans qu’elle ne se rebelle contre son régime ? Comme nous pouvons l’observer dans l’incohérence des initiatives menées par le royaume, la réponse est loin d’être évidente. En effet, les trois étapes de la démocratisation d’un régime sont directement liées à l’éducation de sa population. Le rôle de l’éducation est de renforcer l’accès puis la compréhension à l’information afin d’en favoriser la réaction.

 

Accès à l’information

A l’instar de beaucoup de pays en voie de développement, un des problèmes majeurs du Maroc est l’accès à l’information et à l’éducation. Si aujourd’hui le taux brut de scolarisation au primaire atteint 110%, le taux d’alphabétisation des femmes reste très bas à 53%. De plus, l’accès au supérieur reste négligeable avec 22% de scolarisation en 2013.
Récemment, le Maroc a réintégré dans son curriculum les sciences humaines mais pendant 20 ans, une partie des connaissances a été occultée à la population. Les manuels sont obsolètes et ne sont pas adaptés à la situation mondialisée d’aujourd’hui. Les connaissances véhiculées par les professeurs et les livres sont incomplètes. Le niveau de lecture au Maroc est catastrophique, en 2011, seulement 31 % des enfants parmi les groupes les plus défavorisés ont atteint un standard minimum de lecture. Le décrochage scolaire au Maroc touche plus de 20% des jeunes qui n’ont par la suite pas le bagage nécessaire pour trouver et accéder à l’information.

L’enseignement est très inégalitaire comme nous l’avons expliqué plus tôt, dans les milieux sociaux élevés, on envoie ses enfants dans des structures privées. Ces structures possèdent du matériel à jour et ont accès à l’information sur l’actualité, les professeurs préparent des cours pertinents et dans l’air du temps. Ce qui n’est pas toujours le cas pour les enseignants du public. Dans le supérieur, le problème est assez similaire. Certaines familles sont trop pauvres pour subvenir aux besoins de leurs enfants et ne peuvent donc pas les envoyer à l’université, même si leur niveau scolaire le permet.
La problématique de l’accès à l’information est également présente dans la vie de tous les jours. L’Etat a créé en 1955 un ministère de l’Information et de la Communication. Ce ministère est également responsable de la propagande au sein du Royaume et il coordonne les initiatives visant à réduire l’accès à certaines informations avec le Ministère de l’Intérieur. Il est si puissant et si craint que la majorité des journalistes pratiquent l’autocensure. Régulièrement, des journaux ou des sites internet ferment sans raison à la suite d’une ordonnance du Royaume. Certains médias accusent timidement le gouvernement de corruption ou remettent en question certaines décisions liées aux Droits de l’Homme. Mais l’ordre établi par le gouvernement n’est pas ébranlé, agissant sous couvert de la religion, encore très présente dans la culture marocaine. La problématique de la liberté d’expression et celle de la transparence des services publics empêchent les marocains d’avoir les idées claires sur la situation réelle du pays et de ses activités. Certains organes ont la responsabilité d’évaluer les politiques publiques mises en œuvre par le gouvernement mais elles sont gérées directement par ce même gouvernement. La question de la neutralité de ces rapports se pose. L’éducation de la population passe par l’accès à l’information, et tant que le Royaume cachera une partie de la vérité, la situation aura beaucoup de mal à évoluer. Tout du moins, la transition démocratique ne pourra pas venir d’en haut. C’est ce qui s’est d’ailleurs passé en Tunisie avec la révolution de jasmin.

 

La compréhension des enjeux

Un des rôles fondamentaux de l’éducation est de former les esprits au monde actif, leur permettre d’en comprendre les enjeux politiques, économiques et sociaux. Néanmoins, là-encore, il y a un conflit d’intérêt entre la volonté de rester en place du gouvernement et sa volonté de conduire le pays vers une économie plus ouverte et entreprenante. Le modèle actuel de l’enseignement scolaire est calqué sur le modèle français, lui-même copié du modèle prussien, un modèle originellement mis en place pour contrôler les esprits et les rendre dociles.

La pédagogie, discipline absente de la formation des enseignants, des professeurs est basée sur des cours magistraux et un matraquage de concepts et d’informations bruts. Le plus important pour les élèves, c’est d’apprendre un maximum d’informations par cœur pour bien répondre aux évaluations et remplir le contrat. Et non pas de maîtriser les concepts. Les années 2000 ont été désignées comme la décennie de l’éducation au Maroc, c’était un moment intense de réforme. La précipitation de cette transition a malheureusement amené à des raccourcis délétères pour les élèves. Le taux de redoublement est très important et ne résout pas le problème du décrochage scolaire. L’école est obligatoire jusqu’à 15 ans, mais il n’est pas rare que les jeunes aient un travail en parallèle voire qu’ils ne viennent plus du tout à l’école.

Aujourd’hui, les familles de milieux sociaux défavorisés ont du mal à faire face seules à ces problèmes. Les parents, souvent analphabètes, ne peuvent pas aider leurs enfants et une reproduction sociale se met en place dans certaines zones rurales. De plus, la baisse du taux de natalité (7,06 en 1960 à 2,71 en 2012) et l’indépendance progressive des femmes travailleuses renforcent l’autonomie de l’enfant qui doit se débrouiller seul avec les moyens mis à sa disposition par le service public de l’éducation nationale. Or, le système éducatif est décentralisé et son financement est géré par les régions, fortement inégalitaires. Ainsi, les ressources par élève et par an dans certaines régions sont extrêmement faibles. La moyenne nationale reste également très basse à 46 000 dirhams (contre 76 000 en Tunisie). Enfin, il n’y a pas de solution mise en place pour lutter contre le décrochage scolaire, à part le redoublement qui ne fonctionne pas.

Les élèves ont besoin de se construire et de développer leur créativité pour affiner leur esprit critique et entreprenant. Faute de répondant de la part de la génération précédente, ils doivent se tourner vers leurs professeurs. Le problème principal réside dans la formation même de ses enseignants qui sortent pour la majorité de cursus de Droit Islamique, cursus très rigides et ne laissant pas de place à la créativité. La religion leur est inculquée comme un fait avéré. Or, cette manière d’apprendre est répliquée dans l’ensemble des autres domaines. L’éducation nationale ne met pas en place de formation permanente pour informer les enseignants des nouveautés pédagogiques ou des changements de programme. Les manuels vétustes encore utilisés font office de programme. Au ministère, ils ont conscience des problèmes mais sont dans l’incapacité d’y répondre faute de temps et d’argent. Là encore, l’éducation est un frein à la démocratisation et à la mise en place d’une culture de la remise en question. Tant que ce moteur est en panne, les marocains ne peuvent pas appréhender de façon pertinente les enjeux sociaux et économiques qui régissent le royaume.

marocain etudes

La culture de la réaction

Une réaction se divise en deux sous-ensembles, la volonté et la possibilité d’agir. Récemment, le processus de démocratisation dans les pays arabes voisins est passé par la révolution, en Tunisie par exemple où les protestations sont venues en réaction à la dictature en place. Il y avait une volonté d’intervention de la part de la population dans la gouvernance du pays, mais le gouvernement censurait et interrompait toutes les initiatives citoyennes allant dans ce sens. Afin de réagir efficacement contre la présidence de Ben Ali, ils ont du se soulever pour reprendre le contrôle. Au Maroc, la situation est différente car cette volonté d’action et de réaction n’est pas omniprésente comme elle l’était en Tunisie. Et aujourd’hui, l’éducation n’est pas calibrée pour instiguer cette volonté dans les mœurs, au grand dam de la CGEM, le syndicat patronal marocain.

Le système marocain du supérieur comprend aujourd’hui à peine plus d’une vingtaine d’université et le niveau est très bas. En 1991, un syndicat des diplômés chômeurs a été créé pour protester contre la décorrélation des compétences requises en entreprises de celles étudiées dans le supérieur. Depuis ce mouvement a pris de l’importance. En effet, l’apprentissage est archaïque dans la grande majorité des formations du supérieur et une bonne partie des esprits brillants marocains quittent le pays et viennent en Europe pour y suivre les meilleurs cursus. Certains reviennent au Maroc mais beaucoup préfèrent rester dans leur pays d’accueil ou trouvent du travail ailleurs. On assiste donc à une fuite des cerveaux du Maroc, une fuite des profils ayant aiguisés leurs esprits critiques et capables de discerner les véritables problèmes marocains.

Le niveau des universités n’est pas le seul problème, il y a effectivement souvent un désaveu de l’élite envers le monde politique marocain. Ils connaissent les enjeux, les risques et les problèmes qu’ils encourent s’ils se confrontent au pouvoir public. La corruption, la bureaucratie et le musèlement des voix dissidentes sont des freins à la « réaction » des élites et à leur présence dans la sphère politico-économique marocaine.

Enfin, le patriotisme marocain est une question extrêmement importante dans cette équation. Le patriotisme marocain est incarné par son Roi, il exprime l’unité et la continuité de la nation. Il y a traditionnellement une grande fierté à être marocain, renforcée par la politique des années 1980. Moins les populations sont éduquées, plus elles sont nationalistes avec des réflexes protectionnistes. C’est une situation qui se répète beaucoup en Europe et aux Etats-Unis (avec Donald Trump) aujourd’hui. Or, pour les élites marocaines, pour qui le Maroc n’est pas incarné par son roi, le patriotisme est moins fort que la peur des risques potentiels de l’engagement politique.

L’éducation évolue beaucoup au Maroc depuis quelques années, les inégalités sociales et économiques se réduisent, la population s’instruit mais le manque de budget et les politiques appliquées par le gouvernement en place semblent aller à l’encontre d’une progression réelle dans ce secteur. A la suite des révolutions arabes, le Roi a mis en place une série de mesure afin d’assouplir certaines lois et tuer dans l’œuf d’éventuelles revendications. L’éducation est un enjeu majeur pour l’avenir économique et politique du Maroc sur la scène internationale et méditerranéenne, cependant, le gouvernement a conscience du danger qu’elle représente pour sa pérennité et semble réticent à engager des réformes structurelles. Si le changement ne peut venir du pouvoir en place, d’où peut-il venir ?

Country Manager Maghreb @Impala

 

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Témoignage d’Hector – étudiant en école de commerce

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Histoire d’un étudiant en école de commerce

Petit teasing avant de rentrer vous-même en école, je vais vous raconter rapidement ma – trépidante – vie en école de commerce.

hector balas

J’ai passé le concours en 2012 et je suis arrivé directement dans une résidence étudiante avec une colloc de 7 jeunes complètement fous que je n’avais jamais rencontrés et qui sont très rapidement devenus mes amis.
J’ai ensuite intégré le Ski Club, le Shamrock (l’asso de musique, où on organise des concerts, des festivals et des soirées techno, mais je ne vais pas m’attarder sur tout ça) et Mission Potosi, une association humanitaire en Bolivie.
Je me suis investi à fond dans le monde associatif et à la fin de l’année j’ai pris des respos au Ski Club et au Shamrock où j’ai organisé deux gros événements, le séjour ski, une semaine à La Plagne à 130 avec une pool party, une compétition de ski, des soirées sur le front de neige et des concours stupides divers – et la Rave, un week-end dans un festival de musique en Bretagne avec Laurent Garnier et d’autres artistes archi-stylés.

Puis l’été de ma première année, je suis parti en mission humanitaire en Bolivie, on était une quinzaine à aller à Potosi, la grande ville minière de Bolivie située à 4000 mètres d’altitude. On était répartis dans plusieurs centres et on a donné des cours à des enfants boliviens brillants qui n’avaient pas la chance de pouvoir s’épanouir pleinement. On a aussi construit une salle de jeu pour les gamins d’un centre d’enfants de mineurs. J’en suis réellement sorti grandi avec une vraie volonté de me battre pour la justice sociale (volonté qui m’anime encore aujourd’hui, j’y viens ;))

J’ai enchaîné avec un stage dans une startup parisienne qui m’a donné le gout de l’entrepreneuriat et de la gestion de projet.
Je suis rentré en deuxième année avec l’envie de me donner à fond pour la vie associative. J’ai listé puis je suis devenu Président du BDE avec une équipe de choc. On a passé une année de folie à réinventer complètement le Gala, organiser la première nuit étudiante de France, passer un Week-end d’Intégration dans une grotte puis un lac incroyable dans le sud…

Après cette expérience hyper enrichissante, je suis parti en échange à UC Berkeley pour un programme d’entrepreneuriat de 4 mois où j’ai rencontré mon associé avec qui je monte actuellement ma startup à Paris. 4 mois à rencontrer les plus grands patrons français de la Silicon Valley, à présenter notre projet devant des cadors venus de tous les pays du monde et bien d’autres choses.
Depuis, je me suis focalisé sur la question de l’orientation et de l’égalité des chances en créant Impala : les big data et la psychologie pour aider les jeunes à trouver leur voie ! On est 7 actuellement et ça grandit vite.
C’était un petit résumé de ma vie en école de commerce – même si c’est globalement fini pour moi, je reste connecté aux Alumni et à la communauté qui m’a déjà bien aidée dans mon projet.

Bon courage pour la suite et si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter sur : hector@impala.in  ou à vous inscrire sur impala.in pour trouver votre voie !

C’est quoi une école de commerce ?

C’est quoi une école de commerce ?

[Regarde en bas de l’article pour regarder les autres articles qui traitent des écoles de commerce, comment y accéder, qu’y faire, quelle stratégie adopter, etc.]

C’est quoi une école de commerce

Une école de commerce, c’est une école de 5 ans en moyenne où tu apprends les rudiments de la vie en entreprise. De nombreuses disciplines y sont enseignées et elles sont souvent complétées par d’autres matières complémentaires, le droit, le développement économique et bien d’autres.

Au delà des clichés, une école de commerce, c’est une école de vie, ce n’est pas une simple expérience académique de 5 ans mais c’est un complet écosystème : de la vie sociale très forte, à l’expérience de gestion et de management de projets, tu es amené à découvrir le fonctionnement de l’économie actuelle ! Mais attention, ça peut vite devenir un piège, si tu n’es pas préparé à agir, à faire, à construire, à gérer, tu risquerais de t’ennuyer. C’est un état d’esprit qu’il te faut acquérir et tu passeras de belles années dont tu te souviendras toute ta vie.

Des statistiques sur les écoles de commerce ?

Savais-tu qu’il y a plus de 150 écoles de commerce en France ? Au delà des classements qui ne sont pas toujours pertinents, il faut que tu t’intéresses personnellement aux spécificités de chaque écoles qui t’intéressent.
Tu auras l’occasion de voyager beaucoup, de faire des échanges de 4 à 12 mois avec des universités aux Etats-Unis, au Brésil ou en Malaisie !
Tu auras également l’occasion de développer tes propres projets et tes propres idées, de trouver des amis avec qui les développer et qui sait devenir patron de ta propre entreprise !

écoledecommerce

N’hésitez pas à nous suivre, nous allons rédiger une série de plusieurs articles qui traitent des écoles de commerce pour aller plus en profondeur !

– Que faire en école de commerce ?
– Quel débouchés en école de commerce ?
– Comment entrer en école de commerce ?
– Comment choisir son école de commerce ?
– Quelle stratégie pour entrer en école de commerce
– Comment préparer ses concours en école de commerce ?
– Ecole post-bac ou post-prépa ?
– Licence de gestion ou école de commerce ?
– Ce qu’on ne vous dit pas sur les écoles de commerce

Notre objectif avec Impala, c’est de t’aider à trouver l’école de commerce de tes rêves, mais ne te trompe pas, le choix, c’est toi qui le feras car tu es seul maître à bord !

A bientôt sur Impala.in, Inscris toi à la Newsletter si tu veux qu’on te tienne au courant de nos nouveaux articles : ICI

Une nouvelle vision de l’orientation

Une nouvelle vision de l’orientation

Avec Impala, on a beaucoup réfléchi au meilleur moyen d’aider les jeunes dans leur orientation. On est parti dans diverses directions, on a pivoté, on a testé des solutions, on a fait des erreurs, et puis on a compris quelque chose. Si on veut être efficace, si on veut aider les jeunes à faire les bons choix, il faut prendre le problème à sa source.

On peut le localiser à deux endroits distincts. Le premier endroit, c’est, par définition, le système scolaire actuel qui ne nous entraîne pas du tout à réfléchir à ce type de questions, voire qui y répond à notre place, en fonction de nos bulletins scolaires ou de notre milieu social. Le second, celui sur lequel on s’est penché, c’est la transparence du marché de la formation et de l’emploi.

Aujourd’hui, il y a plein d’opportunités, de formations, de métiers, mais qui peut se targuer de connaître les meilleures options à court et long terme, l’option qui lui plaira à court terme et qui lui permettra de s’épanouir plus tard ? Je ne dis pas que c’est anormal de ne pas tout connaître, certes, mais est-ce normal de ne pas savoir ce qui nous fait vibrer, de ne pas se connaître soi-même ? N’y aurait-il pas un moyen de découvrir, d’explorer et d’emprunter les voies qui nous passionnent ?

Et si c’était possible de construire son projet, de développer une vraie compréhension du monde qui nous entoure et des opportunités qui s’offrent à nous ?

C’est justement notre vision : nous croyons qu’à force de volonté et d’ouverture d’esprit, n’importe qui peut trouver une voie qui le passionne et qui lui permet de bien gagner sa vie. C’est le pari qu’on fait avec Impala, cartographier l’offre et la demande du marché de l’emploi et permettre aux jeunes de s’y projeter.

Cette cartographie, on n’est pas les seuls à se focaliser dessus, loin de là, c’est une véritable poule aux œufs d’or. Les acteurs privés et publics ont conscience de sa valeur, ils sont prêts à investir et à s’engager financièrement et temporellement dedans. Ça parait logique d’ailleurs, cartographier le marché de l’emploi, c’est comprendre son comportement. Comment mieux interagir avec lui qu’en le comprenant ?

Plus facile à dire qu’à faire c’est sûr, Linkedin et Viadeo auraient essayé en vain, le gouvernement et les régions seraient en train de référencer les tendances du marché de l’emploi, les universités seraient en train de construire des référentiels de compétences et les grands cabinets de conseil des cartographies du savoir-être.

On aurait pu abandonner et se dire que c’était à Google, à EY, à un ministère ou à l’ONU de s’occuper de ce problème. Mais on a notre propre vision et on veut la propager.

LES SYNERGIES ENTRE LES ACTEURS

Avant de se focaliser sur cette cartographie providentielle, on a regardé à droite et à gauche, on a observé ce qui se faisait autour de nous, et on a découvert que beaucoup de données étaient accessibles, à force de partenariats, associations, et en les analysants de façon pertinente. C’est d’ailleurs fou que toutes ces entités ne collaborent pas déjà ensemble.

LA COMPREHENSION DES MOTIVATIONS DES JEUNES

Le second problème, c’est l’absence de certaines données. Nous ne connaissons pas les motivations des jeunes, leurs biais de décision, leurs préjugés ou leurs contraintes sociales. Nous ne mesurons pas leur manque de confiance en eux, nous n’essayons pas de leur montrer que tout – ou presque – est possible. Nous serons incapables de faire de bonnes cartographies du futur marché de l’emploi si nous n’essayons pas de comprendre les motivations de la nouvelle génération. Aujourd’hui, au lieu de prendre les jeunes comme ils sont, nous essayons de les changer, de les casser pour ne pas avoir à les comprendre. « C’est trop complexe, c’est impossible de satisfaire tout le monde ». C’est une belle connerie, nous ne pouvons pas savoir si nous n’essayons pas. Ne nous acharnons pas à leur mettre des œillères en utilisant des phrases destructrices comme :

  • « il n’a pas les capacités » ce qui signifie « j’ai été incapable de les déceler »
  • « il est hyperactif » ce qui signifie « il est incapable d’écouter un cours chiant 8h d’affilée, droguons-le ! »
  • « il va rater sa vie » ce qui signifie « j’ai la flemme de m’en occuper, partons du constat que c’est un idiot et qu’il n’y a rien à faire »
  • « tu seras ingénieur mon fils. » ce qui signifie « je n’en ai rien à faire que tu aies un rêve, tu feras ce que je te dis, tu es trop jeune pour réfléchir »

Ecoutons les jeunes nous dire ce qu’ils veulent, arrêtons de les frustrer et de les empêcher de réaliser leurs rêves. Au lieu de construire une génération de frustrés, de burn-out, de bore-out ou de je-ne-sais-quoi, choisissons de les laisser saisir les opportunités qui s’offrent à eux. De toute façon, ils le feront alors soutenons et aidons-les !

Notre ambition, vous l’avez sans doute compris, avec Impala, c’est de pousser les jeunes à suivre leurs rêves, car de leurs envies naîtront des besoins, et donc des emplois et non le contraire. Et c’est en analysant leurs véritables motivations que nous pourrons cartographier ce futur marché de l’emploi et les aider aux mieux.