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Une nouvelle vision de l’orientation

Une nouvelle vision de l’orientation

Avec Impala, on a beaucoup réfléchi au meilleur moyen d’aider les jeunes dans leur orientation. On est parti dans diverses directions, on a pivoté, on a testé des solutions, on a fait des erreurs, et puis on a compris quelque chose. Si on veut être efficace, si on veut aider les jeunes à faire les bons choix, il faut prendre le problème à sa source.

On peut le localiser à deux endroits distincts. Le premier endroit, c’est, par définition, le système scolaire actuel qui ne nous entraîne pas du tout à réfléchir à ce type de questions, voire qui y répond à notre place, en fonction de nos bulletins scolaires ou de notre milieu social. Le second, celui sur lequel on s’est penché, c’est la transparence du marché de la formation et de l’emploi.

Aujourd’hui, il y a plein d’opportunités, de formations, de métiers, mais qui peut se targuer de connaître les meilleures options à court et long terme, l’option qui lui plaira à court terme et qui lui permettra de s’épanouir plus tard ? Je ne dis pas que c’est anormal de ne pas tout connaître, certes, mais est-ce normal de ne pas savoir ce qui nous fait vibrer, de ne pas se connaître soi-même ? N’y aurait-il pas un moyen de découvrir, d’explorer et d’emprunter les voies qui nous passionnent ?

Et si c’était possible de construire son projet, de développer une vraie compréhension du monde qui nous entoure et des opportunités qui s’offrent à nous ?

C’est justement notre vision : nous croyons qu’à force de volonté et d’ouverture d’esprit, n’importe qui peut trouver une voie qui le passionne et qui lui permet de bien gagner sa vie. C’est le pari qu’on fait avec Impala, cartographier l’offre et la demande du marché de l’emploi et permettre aux jeunes de s’y projeter.

Cette cartographie, on n’est pas les seuls à se focaliser dessus, loin de là, c’est une véritable poule aux œufs d’or. Les acteurs privés et publics ont conscience de sa valeur, ils sont prêts à investir et à s’engager financièrement et temporellement dedans. Ça parait logique d’ailleurs, cartographier le marché de l’emploi, c’est comprendre son comportement. Comment mieux interagir avec lui qu’en le comprenant ?

Plus facile à dire qu’à faire c’est sûr, Linkedin et Viadeo auraient essayé en vain, le gouvernement et les régions seraient en train de référencer les tendances du marché de l’emploi, les universités seraient en train de construire des référentiels de compétences et les grands cabinets de conseil des cartographies du savoir-être.

On aurait pu abandonner et se dire que c’était à Google, à EY, à un ministère ou à l’ONU de s’occuper de ce problème. Mais on a notre propre vision et on veut la propager.

LES SYNERGIES ENTRE LES ACTEURS

Avant de se focaliser sur cette cartographie providentielle, on a regardé à droite et à gauche, on a observé ce qui se faisait autour de nous, et on a découvert que beaucoup de données étaient accessibles, à force de partenariats, associations, et en les analysants de façon pertinente. C’est d’ailleurs fou que toutes ces entités ne collaborent pas déjà ensemble.

LA COMPREHENSION DES MOTIVATIONS DES JEUNES

Le second problème, c’est l’absence de certaines données. Nous ne connaissons pas les motivations des jeunes, leurs biais de décision, leurs préjugés ou leurs contraintes sociales. Nous ne mesurons pas leur manque de confiance en eux, nous n’essayons pas de leur montrer que tout – ou presque – est possible. Nous serons incapables de faire de bonnes cartographies du futur marché de l’emploi si nous n’essayons pas de comprendre les motivations de la nouvelle génération. Aujourd’hui, au lieu de prendre les jeunes comme ils sont, nous essayons de les changer, de les casser pour ne pas avoir à les comprendre. « C’est trop complexe, c’est impossible de satisfaire tout le monde ». C’est une belle connerie, nous ne pouvons pas savoir si nous n’essayons pas. Ne nous acharnons pas à leur mettre des œillères en utilisant des phrases destructrices comme :

  • « il n’a pas les capacités » ce qui signifie « j’ai été incapable de les déceler »
  • « il est hyperactif » ce qui signifie « il est incapable d’écouter un cours chiant 8h d’affilée, droguons-le ! »
  • « il va rater sa vie » ce qui signifie « j’ai la flemme de m’en occuper, partons du constat que c’est un idiot et qu’il n’y a rien à faire »
  • « tu seras ingénieur mon fils. » ce qui signifie « je n’en ai rien à faire que tu aies un rêve, tu feras ce que je te dis, tu es trop jeune pour réfléchir »

Ecoutons les jeunes nous dire ce qu’ils veulent, arrêtons de les frustrer et de les empêcher de réaliser leurs rêves. Au lieu de construire une génération de frustrés, de burn-out, de bore-out ou de je-ne-sais-quoi, choisissons de les laisser saisir les opportunités qui s’offrent à eux. De toute façon, ils le feront alors soutenons et aidons-les !

Notre ambition, vous l’avez sans doute compris, avec Impala, c’est de pousser les jeunes à suivre leurs rêves, car de leurs envies naîtront des besoins, et donc des emplois et non le contraire. Et c’est en analysant leurs véritables motivations que nous pourrons cartographier ce futur marché de l’emploi et les aider aux mieux.

Une réaction au sujet de « Une nouvelle vision de l’orientation »

  1. Belle réflexion Hector, à laquelle on ne peut qu’adhérer (notamment la partie qui concerne les rêves des jeunes). La mise en oeuvre concrète et à grande échelle de tout cela est plus complexe et si vous trouvez la solution on vous suit sans hésiter ! Et pour ce qui est de cartographier c’est évidemment idéal, mais comment réussir à anticiper plus ? Car étant donné le temps de conception et mise en oeuvre, les formations sont plus en mode réactif que proactif.
    Bref, tout cela est passionnant 😉

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